Chevaliers

Chevaliers

Chevaliers, debout, l’heure est venue du combat, ce combat titanesque dont vous attendiez l’écume, ce combat terrible qui sera l’honneur de vos rangs, de vos centaines, de vos épées dressées contre la nuit dantesque qui s’expose.

Chevaliers, dans l’honneur combattons la nuit et ses égrégores monstrueux qui pourrissent le moindre limon, qui tuméfient la moindre vitalité, qui dans la voussure des étoiles sont offices d’invariante déréliction.

Chevaliers, prenez mesure de la lie qui embourbe les prairies, les forêts et les Océans, toute une litanie qui n’a rien d’humaine mais tout de la poussière, dont les oripeaux sont de la perversion les exploits déracinés.

Chevaliers, pour l’Enfant, levez le foudre de guerre afin de le préserver de l’ignominie des pédophiles et de leurs sources anachroniques les vouant à l’anthropophagie et au meurtre les plus répugnants de ce monde avili.

Chevaliers, pour la Femme, dressez-vous afin de pourfendre les démoniaques errances pullulant son agonie par le fait de religions défaites et à proscrire dont le seul nom est emprunt d’une mer sanguinaire et indélébile.

Chevaliers, pour l’Homme, manifestez l’autorité qui sied afin qu’il ne s’éconduise dans le larvaire, le fétide, la prostitution mentale et charnelle, la dérive informelle ou jouissent la profanation et ses vices purulents.

Chevaliers, par ce monde et pour ce monde, élevez l’étendard qui broiera définitivement les miasmes qui le décomposent, ces rutilances ordonnées par l’or sanglant, par l’esclavagisme et ses mentors aux atrophies malsaines et ataviques.

Chevaliers, prenez mesure, l’Ordre doit avancer sur la plaine à la rencontre de la folie des règnes et de leurs dévastations profanes, manipulées par des mages noirs difformes et rutilants de la charogne qui les administre et les revêt.

Chevaliers, pour l’humanité, combattez sans relâche leurs armées de néant inscrit par la soumission, l’acculturation la plus profonde, et la violence la plus démentielle, sans la moindre pitié pour leurs écueils et leurs abîmes.

Chevaliers, l’heure n’est plus à la glose mais à l’action la plus pure, la plus rédemptrice qui sacralisera le nom de l’Humain, en face du non humain, de cette face simiesque et bestiale qui cherche à anéantir le vivant à son profit.

Chevaliers, que les Peuples couronnent votre front du heaume scintillant de la victoire sur la souillure de l’esprit qui balaie la sphère de ses noirs nuages et de ses opaques calamités cherchant à réduire l’énergie vivante.

Chevaliers, n’ayez crainte, car en face de vous ne se dressent que l’incapacité à vivre, la folie dimensionnelle et ses rescrits de plaintes superfétatoires, dont les assemblées criminelles s’allient pour vous contraindre.

Chevaliers, il est temps de vivre pour la Vie, par la Vie et en la Vie, en lavant à grande eau les sables de la Terre des bubons qui infectent le vivant, des poux qui s’en rassasient, de toute cette puanteur glauque qui se veut maîtresse.

Chevaliers, vous le savez, la mort n’existe que pour les veules et les sursis, les lâches et les reptiles, toute cette faune de pacotille qui s’imagine vêtue de l’énergie souveraine alors qu’elle n’en connaît que les inversions profanes.

Chevaliers, le parcours est là, et que nulle peur ne vous aveugle, car vous êtes la Vie face à cette mort houleuse dont les fronts simiesques sont les surgeons des malheurs de tous les Peuples de ce chant de Terre officié.

Chevaliers, l’épée au ciel, la face sur la terre, gardien des feux antiques, guidez maintenant vos centaines vers le flamboiement afin d’en gréer les latitudes comme les longitudes pour semer la terreur dans les rangs de l’ennemi.

Chevaliers, que vos fléaux frappent avec détermination et sans vindicte ce qui n’a pas lieu d’être sur cette Terre, toute cette vermine agglutinée dont la puanteur cadavérique monte par les cieux pour les assombrir.

Chevaliers, intrépides et forts de la lumière Christique, menez votre combat sans relâche contre toute la gangrène qui s’apprête, contre ses forces cannibales, qui n’ont même par le respect d’elles-mêmes, si contraintes sont-elles.

Chevaliers, soyez sans inquiétude, votre victoire vient, car l’équilibre est en vous de la sagesse comme de l’équité dont vous ferez paraître la grandeur par les fresques qui verront jugées la bassesse et ses frivolités nauséabondes.

Chevaliers, qu’un seul écho réponde à votre voix, celui de la Voie qui permette le renouveau dans sa manifestation éliminant les scories et la pourriture de ce monde, dans un brasier qui ne sera celui de la martyrologie.

Chevaliers, soyez à l’œuvre, et par la ténacité, et par la lumière, sans équivoque devant les tombes du vivant, afin de le voir ressusciter des limbes comme de la fange dans lesquels voulait l’enfermer la bestialité de la barbarie.

Chevaliers, qu’il ne soit de ville comme de campagne, de forêt comme d’océan, où votre nom ne se prononce, car le mouvement que vous destinez sera universel et sans répit pour les forcenés de la lie qui se nourrissent de vos chairs.

Chevaliers, toute place doit être conquise, toute place doit voir évacuées à jamais l’avarice et le crime, toute place doit être lavée des choses qui empuantissent l’alacrité, la jouvence, la splendeur et ses degrés civilisés.

Chevaliers, que votre volonté s’établisse dans le couronnement, dans la rigueur, dans la spontanéité mais aussi ne se laisse circonscrire par une quelconque secte hideuse officiant ses larvaires conditions dans les ténèbres.

Chevaliers, ce monde vous regarde, ce monde qui doit avancer et non reculer, ce monde qui doit évoluer et non se rabougrir dans les infections les plus triviales ordonnées par la sous bestialité se voulant dominante.

Chevaliers, votre combat est le combat vivant contre les prurits de la mort et ses sectes ovipares, ses anachronismes pestilents qui rongent la vie dans tout ce qu’elle est, en droit légitime comme en devoir harmonieux.

Chevaliers, le champ de bataille est universel, ne vous y trompez, la vermine susurrant dans chaque repli des oreilles embrumées des êtres qui se fardent dans l’insouciance, l’égoïsme et la purulence qui est leur marais familier.

Chevaliers, sur ce champ de bataille vous forgerez le lys firmament qui doit atteindre le plus humble comme le plus vénéré pour le rendre à la volonté de l’existence qui est Énergie pure et ne doit s’entacher de la pourriture.

Chevaliers, vous couronnerez cette fête du Vivant, dans l’accomplissement et par l’accomplissement qui se doit, voyant l’Humain régénéré sous les devises de son oriflamme sacré, liberté, complémentarité, fraternité.

Chevaliers, cette devise vous la porterez par les monts les plus lointains, les déserts arides, les plaines diluviennes pour annoncer à l’Humain sa réalisation et son potentiel de réalisation par-delà les chaînes esclavagistes.

Chevaliers, la justice est à ce prix, ce prix du combat qui ne s’arrête dans les alcôves, dans les bruissements feutrés, mais bien au contraire surgit là où on l’attend le moins, carénant et ciblant les prostituées de la mort en ce monde.

Chevaliers, prenez mesure et que vos chevaux maintenant partent au grand galop par toutes surfaces de monde pour que nulle enseigne du néant ne puisse se sentir en sécurité, sachant que vous serez toujours présent pour l’anéantir.

Chevaliers, de l’heure sombre vous ferez l’œuvre de Lumière, cette lumière qui en chacun des Êtres de ces temps ne demande qu’à vivre, et à qui vous permettrez d’en vivre le rayonnement intense et supérieur par un essor de transcendance accompli.

© Vincent Thierry