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VINCENT Thierry
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Où l'aube dans ce site gravite le perfectible,
l'immuable densité de la parousie des heures, se tient le lieu, sans
équivoque, marbre altier au delà des contingences, délivrant
le message d'une féerie qui ne se meut dans l'abstraction et ses
douteuses imperfections, mais là, dans ce seuil où le réel
sans admonestation inscrit sa rive, son fleuve, son étreinte, sa
destinée, surconscience de l'ambre et de ses initiables vertus, dont
les vagues cristallines se déploient,
Et l'Etre,
Sans marche de la gloire, dans la désinence
précise de l'orientation de ce Chant qui justifie son écrin,
lentement s'avance en son Hymne, porteur de la raison des souffles qui libèrent,
printaniers, les horizons les plus denses, les plus justes et les plus appropriés,
horizons de la Vie qui marquent, indélébiles, de cristaux
d'azur les plaines du couchant, les abysses du levant, et les furtives demeures
de la pluie que l'or rayonne en ses gravités fertiles et fluviales,
Marche insigne,
De l'astre du séjour, la rosée
nocturne des moiteurs cendrées que les lacs de jade germent en grenats
aux efflorescences de la pluie dont les gemmes enfuient de sources vives,
les ondes gracieuses, enivrant les terres douces des miels à profusion
dont se nourrissent les vivants aux brumes constellées des ivoires
gravis, là, ici, plus loin, toujours renouvelés dans l'ardeur
de la passion et de ses écumes, toujours revivifiés dans le
désir nuptial d'une éternité,
D'énamour l'ambroisie...
© Patinet Thierri

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