Des cils éveillés ...
Des cils éveillés la nue somptueuse, iris d'une vertu majeure le chant des étoiles qui va l'infini à la rencontre de l'Eternité, nous voguions le règne des cristaux, cet Empire lointain que notre coeur avait su retrouver par delà les myriades constellées, par delà les songes engloutis et les rêves brisés, plus loin, toujours plus loin,
Loin de l'oubli dont la face sombre destitue les plus beaux règnes pour le profit d'une ignorance larvaire et sans éclat, loin de l'agonie dont le souffle est porteur de poussière pour l'amour inépuisable de la Vie, loin des ténèbres et de ses cohortes lambrissées de moires aisances que le vent dénature dans une prouesse intime,
Nef de sérail, avions nous le Verbe pour mesure, notre équipage, gréé de marins au coeur sûr, navigateurs de haut vol, entonnant son hymne afin d'éclairer les routes sombres et les passes dangereuses où s'étaient perdus tant de navires équinoxiaux, ambre secret des signes, et leurs voix en éclat estompaient l'espace,
Libéraient des volutes de fumeroles légères et colorées que des cieux déployaient d'une senteur odorante, enchantant notre marche ivoirine dont le but était accomplissement d'une Création et non ouverture d'une destruction, symbole vivant affirmant au delà des précarités des mondes l'élan d'une ferveur pour tout ce qui relevait du Vivant,
Des méticulosités de l'Ouest, rivages argentés aux dunes somptueuses, nous dérivions l'atteinte de ce sérail lorsque sous une pluie d'étoiles un cri nous avertit de cette rencontre fastueuse, conte sans naufrage qu'ivoire la parure diamantaire de la raison, le feu était son oeuvre, la pluie son écrin, devant nous paraissaient les sources du Cristal,
Et avec elles, les tumultes de vives lumières aux voluptés multiples, couleurs ouvragées des rives merveilleuses ceignant un lac d'arc en ciel de féerie où se baignaient, nus, des êtres d'alcôves aux formes tendres et lisses développant en nos chants des propos d'azur que seul le ciel comprenait, que seul notre coeur écoutait,
Dessein des rythmes l'ambroisie et ses fastes, notre chemin estompé prenait figure d'un moment l'évanescence du temps comme de l'espace afin de s'abreuver de ce sérail miraculé dont nous pensions mais ne savions la réalité avant de pouvoir témoigner de sa pure densité, moment enivrant de mémoire maritime le sacre d'un épanchement,
Nous vivions ses caresses, ses torpeurs et ses joies, dans une gratitude dont nous n'efforcions la rive tant de plaisir en son incarnat, tant de savoir en son lieu, tant de présence en ses signes, de l'aube perçue jusqu'au zénith des trois soleils de son monde, jusqu'à la nuit profonde enfin où l'aventure s'avouait partage d'une tendresse sans équivoque,
Mémoire nous fut elle enseignée, mémoire sans austérité, car de plénitude l'enfantement achevé, de la rencontre l'ouverture sur l'Univers et ses multiples faisceaux que la Vie anime, éploie, déploie et enrichit afin de signifier le Vivant dans l'épanouissement et non dans la destitution de son Voeu le plus noble, l'Amour éternel . . .
HARMONIA UNIVERSUM Auto Editions en ligne © Patinet Thierri
Présente

Delta du Cygne :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-063-7
CD multimédia Recueil de 25 nouvelles
Table :
-Des routes maritimes - L'ambre parfum des vagues - Destin des signes - Aux flots azuréens - Des cils éveillés - Vont les règnes de la nue - Désir encore - Aux portiques de la Vie - Dans la préciosité du Chant - Des cils du Cygne - L'œuvre Magique - D'Ambre fenaison - Le renouveau Solaire - De la moisson Divine - L'Empire du Chant Vivant - Cils d'Or sous la pluie - Respir du Chant délivré - De l'Orbe Impériale - L'ambre de félicité - Des Ecrins nuptiaux - D'orbe les songes majestueux - Au Règne de l'Amour Eternel - Nuptialité des Ages magnifiés- Des Souffles diamantaires- L'œuvre de la Vie -
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